entraîner l’esprit

par artsinternes

Notre société est peut-être la plus exigeante et la plus stressante de l’histoire (mis à part les moments de guerres, de famines, etc.), du moins d’un point de vue quotidien. Notre société de l’information impose un stress énorme à notre cerveau, en constante stimulation devant les écrans maintenant omniprésents. Beaucoup d’entre nous passons un nombre incalculable d’heures devant notre ordinateur et, malgré les souhaits pieux d’un retour à un âge mythique de fusion avec la nature, la réalité est que nous devons vivre avec ces stimuli négatifs parce qu’ils nous permettent de travailler, de payer les comptes, le loyer et la bouffe.

En contrepartie, beaucoup se lancent dans l’activité physique pour pallier à ce stress omniprésent, d’où la florescence des gyms qui, disons-le, sont comme un mélange de cages à hamsters de différents formes et de repère d’hommes des cavernes (je n’élaborerai pas davantage pour ne pas choquer personne, je suis d’ailleurs moi-même inscrit à un gym de quartier donc je n’ai pas à fanfaronner, mais le fait est que cette atmosphère m’apparaît toujours un peu surréaliste et, au fond, plutôt désagréable et profondément factice). Donc on fait du sport, on mange bien, on lit des livres de motivations… Mais que fait-on vraiment pour reposer et régénérer notre cerveau, pourtant l’organe le plus précieux de noter corps?

La méditation souffre de nombreux stéréotypes, dont beaucoup sont fondés quand on regarde toute la vague nouvel âge qui sévit depuis les années 1960. Comme pour beaucoup de choses, difficile de distinguer le bon grain de l’ivraie, aussi beaucoup de gens s’en tiennent à regarder la chose avec un sourire en coin, sans chercher à comprendre plus loin les bienfaits que peut apporter cette pratique millénaire. Superstition? Pas si sûr, d’autant que de plus en plus d’études scientifiques démontrent non seulement l’effet calmant de la méditation, mais aussi son aspect préventif sur la gestion du stress, voire sur la prédisposition au bonheur.

Voici une conférence TED qui aborde le sujet, question d’agrémenter ce vendredi après-midi plutôt gris…